Nos propositions pour la Santé :

Tirer les leçons de la crise sanitaire, refaire de la France un pays d’excellence

Mesurer les impacts de la crise sanitaire sur les personnes handicapées ou malades chroniques au travers d’une enquête nationale

afin de mieux comprendre les conséquences des multiples confinements, fermetures de structures spécialisées et déprogrammations de soins sur la santé des personnes handicapées ;

Rétablir les capacités françaises de rééducation fonctionnelle, afin de préserver l’autonomie des personnes handicapées tout au long de la vie

Le virage ambulatoire pris en matière de soins de suite et de réadaptations (SSR) a eu des effets délétères. En effet, de nombreux établissements facturent des journées complètes d’hospitalisation de jour pour moins de 2 heures de prise en charge effective chaque jour, ce qui n’est pas acceptable. Il est impératif de rouvrir dans chaque région 20 % de lits supplémentaires en hospitalisation complète de rééducation, de revoir le cahier des charges des établissements, afin de permettre a minima, lorsque l’état du patient le permet, 4 heures de prise en charge pluridisciplinaire de rééducation par jour ;

Anticiper la perte d’autonomie des personnes âgées grâce à des équipes dédiées,

capables d’évaluer et de mettre en œuvre la stratégie de préservation de l’autonomie fonctionnelle la meilleure possible (aides techniques, accompagnement, rééducation fonctionnelle à domicile...)

Se doter d’une stratégie nationale de prise en charge des “COVID longs”,

qui représentent 5 à 10 % des patients atteints de COVID-19, en leur donnant le statut d’affection de longue durée (ALD) ou de maladie professionnelle si besoin. L’ouverture d’unités régionales de diagnostic et d’accompagnement est souhaitable.

Accélérer la prise en charge des personnes en situation de handicap à 80 % et plus se rendant aux Urgences,

afin de ne pas ajouter la fatigue du handicap à la situation d’urgence par elle-même ;

Mieux former les soignants à l’accueil et à la prise en charge des personnes handicapées :

en instaurant un module de formation au cours des études de médecine ;

Développer l’accès aux dispositifs médicaux accessibles,

afin d’améliorer la santé des personnes malvoyantes ou aveugles.

Accorder le remboursement par l’Assurance maladie des séances d’ergothérapie et de psychomotricité en libéral pour les personnes handicapées ou en ALD

afin de maintenir leur autonomie et de réduire le reste à charge ;

Développer des maisons de soins pluridisciplinaires spécialisées dans la prise en charge du handicap,

sur le modèle de la Maison des soins Romain Jacob à Paris, associant des médecins hospitaliers et des soignants spécialisés (neuro-ophtalmologie, gynécologie, kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie...), assurant leur art loin du contexte hospitalier peu adapté à certains handicaps (polyhandicap, troubles du spectre autistique…) ;

Développer les soins dentaires sous anesthésie générale pour certaines pathologies qui le nécessitent.

Permettre aux praticiens hospitaliers, qui le souhaitent, de poursuivre leur activité hospitalière, même s’ils ont dépassé l’âge de la retraite, compte tenu de la pénurie de médecins.

Doter de réels financements la branche autonomie de l’Assurance Maladie, en lui affectant une fraction de TVA ou une part de la taxation du tabac et/ou de l’alcool

En effet si la perte d’autonomie liée à l’âge peut être financée par des cotisations sociales, ce n’est pas le cas du handicap qui comporte une part d’imprévisibilité et intervient dans 20 % des cas dès la naissance. La couverture de ce risque doit être universelle et sans condition de cotisation.

Définir, par région, un hôpital de référence centré sur la prise en charge du handicap.

Créer un cluster “Innovation autonomie handicap”, afin de faire émerger les solutions de demain :

l’objectif est de réunir des startups, les services de l’État, les instituts de recherche et les universités, pour repenser une véritable industrie française dans ce domaine ;

Faire de l’Europe une “région” où l’industrie du médicament et des dispositifs médicaux soit totalement autonome.

En effet, la dernière crise sanitaire a montré notre trop grande dépendance extérieure ; il est impératif de relocaliser notre production de ces produits en Europe ;

Proposer un annuaire en ligne des consultations spécialisées par type de handicap, en associant à chaque service spécialisé, en cas de fermeture, un renvoi vers un service relais.

En effet, les ruptures de soins et de prise en charge pour motifs de congés ne sont pas acceptables. Elles sont non seulement génératrices de surcoûts pour l’Assurance maladie en multipliant les passages aux Urgences, voire les Arrêts Maladie, mais sont aussi à l’origine d’une perte de chances pour les personnes concernées ;

Encourager les prises en charge libérales, au domicile, des professionnels de rééducation et des infirmiers concernés,

en revalorisant de 25% la tarification de ces actes. Il serait nécessaire de fixer un quota minimal de prises en charge au domicile ;

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